STÉLIN est un artiste plasticien français, il vit et travaille dans le sud de la France.

Il s'exprime dans deux univers distincts :

 

- L'art polyédrique et L'art cinétique.

Alors que la sphère délimite un espace qu’on peut imaginer comme protégé, hors du temps, hors de notre temps,

le travail sur les horloges avec la déconstruction de la mesure du temps, rejoint cette idée et participe à élaborer des objets, eux-mêmes hors du temps.

Le temps, référence précise et invariable, n’existe plus, il devient mouvement imprécis et variable.

Autodidacte, curieux, passionné, patient, travailleur acharné, son parcours artistique débute en 2015 avec l’exposition « Sphères  le chemin des étoiles ». Des sphères réalisées à partir de planchettes en bois, simplement boulonnées entre elles et portant des noms d’étoiles. La sculpture, structure autoportante, est pensée comme un objet en kit que l’on pourrait monter et démonter à souhait.

En 2016 dans le cadre d'une exposition collective il crée plusieurs petites machines autonomes conçues autour de mécanismes d'anciens tournebroches, (mécanique à remontoir).

 

 

 - " La Zen machine " est une machine qui fait sonner un bol tibétain toute les 4 minutes pendant 3h30.

 

- " La machine qui respire " est un travail visuel sur la respiration, durée 40 minutes.

 

- " La mécanique du monde " est l'expression d'un constat non exhaustif de l'état de la planète en 2015, durée 3h20.

 

- " Lent vol " est un oiseau en bois de chêne, dont les ailes sont lentement articulées. Le mécanisme est intégré dans le corps de l'oiseau, durée 15 minutes.

Il proposera également ces deux lampes insolites, l'une constituée de 2240 boutons en bois collés entre eux et la seconde de petits triangles en bois, récupérés sur les montant des cagettes.

En 2017 il se tourne vers le métal pour réaliser de nouvelles sphères et confirme son orientation vers "l'art polyédrique moderne". Une sphère en fer se nomme "Sfer" souvent suivi de chiffres et de lettres correspondants au diamètre de la sphère, à sa texture, rappelant ainsi certains noms qu'on donne aux galaxies.

« Même si je cherche à me rapprocher du volume parfait, je m'applique également à restituer un mouvement, une dynamique, un univers propre à chaque sphère. C’est un véritable jeu qui s’instaure entre mon imagination et les contraintes exigeantes du volume sphérique. »

En 2018, avec l'exposition « Polysphères », Stélin nous propose une collection inédite de polyèdres sphériques et nous invite dans un univers une fois de plus renouvelé.

«  La sphère est un volume captivant et difficile à réaliser.

Les sphères métal sont réalisées sans gabarit et ne sont pas conçues par ordinateur. Un travail de patience. Il aura fallu, pour certaines, beaucoup de calculs à la main sur papier, puis des maquettes test en carton à échelle réduite, avant de passer à la découpe des platines au laser. Suivront le cintrage à la main, le montage par boulonnage et les finitions rouilles ou peintures »

Les œuvres sont signées "Stélin" sur plaque de zinc boulonnée à la structure.

En 2019 il découvre l’horlogerie dont la minutieuse et complexe mécanique semble correspondre à ses attentes et sa fascination du mouvement.

« Il faut d’abord "apprivoiser" le mécanisme, écouter les sons, surtout celui du régulateur, certains mécanismes sont fatigués, d’autres non, repérer les axes utilisables, leur forces et les modifications possibles. »

Avec l'habitude il n’hésitera plus à tout démonter, nettoyer, couper les mécanismes en deux, rajouter des engrenages, déplacer le régulateur pour gagner de la vitesse ou au contraire en rajouter pour  ralentir le mouvement.

Le seul mécanisme gardé intact est celui de "la machine qui s’en tamponne".  « Ce mécanisme était différent des autres, je n’ai jamais osé le couper. J'ai cherché pendant des mois une machine qui pourrait utiliser les deux mouvements. J'ai fini par trouver cette machine qui utilise le premier  ressort pour faire avancer le papier, le râteau gère la durée de l’avancement et le second ressort actionne le tampon encreur. »